De Paris à Kathmandou en passant par les pays en -stan et ...?

PETIT MESSAGE PERSONNEL

Avertissement : dans cet article, vous ne lirez rien sur l’Ouzbekistan et rien sur le Kirghizistan ou je suis revenue il y a 3 semaines, deja...

 C’est un article "speciale dedicace - total respect"!

 

J’ai decouvert, il y a 2 semaines, sur ce blog un commentaire de ma grand-mere. L’explication est hyper facile : elle a pense a moi le 15 aout et a charge mes parents d’ecrire un petit mot sur mon blog.

Et la je decouvre que non, cette hypothese est fausse, archi-fausse!

 

Ma grand-mere s’est mis a internet, a l’ordinateur, et tutti quanti. Elle a fete ses 80 ans cette annee, n’avait jamais touché un ordi de sa vie et la voila maintenant qui frequente les cyber-cafes  pour suivre sa petite fille.

Alors je n’ai qu’un mot : BRAVO RAYMONDE.

Prochaine etape : la creation d’une boite mail?.....pour discuter en prive avec ta petite-fille?

 

Voila, c'est tout mais c'est deja enorme!


 Allez qund meme 1 ou 2 petits messages en plus :


  • J’ai pense et ecrit parfois a tous ceux dont c’etait l’anniv’ alors encore Sdom Rajdeinia a la fille du 17/08, aux 2 filles du 20/08, au mec du 17/08,...
  • Bon mini-anniversaire Abel… qui ressemble a son papa (et a sa maman, bien sur ;)
  • Mademoiselle X, alors tu pointes le bout de ton nez?
  • Bonne rentree a tous ceux pour qui c’est la rentree, bonnes vacances pour tous ceux qui partent enfin…

je vous embrasse tous tres fort

Marie toujours en Asie



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Publié à 12:32, le 30/08/2008, Bishkek
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L' OUZBEKISTAN

 

 

 

  • Petite mise a jour

Me voici de nouveau au Kirghizistan après 3 semaines passess en Ouzbekistan. Je me lance dans un article entierement ouzbeke. J'ai passe encore beaucoup de temps avec Sam et Hugh car on s'est suivi depuis Bishkek, on a encore partage pas mal de bieres...

 

  •  Mon trajet

 

Allez, on continue le couus de geo. Nous etions au Kirghizistan, vous descendez un peu vers le sud et vers l’ouest et vous y etes. Les frontieres sont toutes imbriquees les unes dans les autres, si vous n’arrivez pas a y voir clair c’est normal!

Maintenant pour les fans qui ont des cartes meilleures que celles que l’on trouve a la fin de nos agendas annuels, ou l’Asie est representee par des taches de couleurs violettes ou vertes, faisons un petit zoom en Ouzbekistan.

Je suis arrivee par la frontiere terrestre entre Och (KIR) et Andijan (OUZ), dans la vallee du Fergana. Ensuite j’ai fait quelques stops dans cette meme vallee a Marguilan et a Richtan. Puis j’ai rejoint Tashkent, la capitale. J’ai pris un train jusqu’a Noukous, tout a l’ouest du pays au sud de la mer d’Aral. 22 heures de trajet au milieu du desert, de villages accables par la chaleur, ces 22 heures m’ont paru plus longues que les 4 jours de train entre Moscou et Bishkek.

Je ne suis pas allee voir l’ancien port devaste de la mer d’Aral –Moynaq-, ce principe de faire un AR pour voie la misere ne me disait rien. J’ai juste bien profite de la ville et ses musees.

Puis je suis allee vers l’est jusqu’a Khiva. J’ai fait le trajet en Subaru (la classe), avec 3 ecossais d’origine pakistanaise qui faisait le London-Mongolia. J’ai pu ecouter du rock anglais, c’etait super cool de changer de la dance ouzbeke ou Joe Dassin (ils sont fans et pensent nous faire plaisir en mettant la cassette). On ira ou  tu voudras, quand tu voudras…

Puis nouvelle avancee vers lest jusqu’a Boukhara, un trajet horrible et sans fin a travers le desert. Du sable partout, des camions bennes qui desensablent la route, 50 degres la nuit,..., une arrivee a 1 heures du mat.

Puis Navoi pour aller voir un magnigique site de petroglyphes, Samarcande pour voir des images de cartes postales, Shaqrisabz un peu au sud de Samarcande, la ville natale de Timour ou Tamerlan chez nous. Puis retour a Samarcande et a Tashkent.

 C’est bien beau d’avoir fait toute cette route mais c’etait pourquoi au fait?

Attention les lignes qui suivent sont conpletement subjectives, basees sur ma toute petite experience d’observatrice…et je n'ai pas reviser les chiffres en ecrivant donc si des specialistes relevent des erreurs, ils peuvent ecrire au mediateur du blog a marie.lianhua@gmail.com.

 

  • Les madrasas et les mosquees

Premiere raison de venir en Ouzbekistan, voir ces villes de l’ancienne route de la Soie avec leurs ceramiques, leur domes turquoise… Je ne vais pas faire le listing des monuments mais c’est tres beau et a posteriori les villes sont tres differentes les unes des autres.

Khiva avec toute sa vieille ville de pise avec ces ceramiques plutot bleu fonce, Boukhara et son basin Lyab-i-Haouz ou plein de tourists ouzbekes viennent, Shaqrisabz une ville moins chargee de monuments mais beaucoup plus authentique et Samarcande et ses complexes historiques grandioses.

Samarcande m’a le plus touchee, c’est etendu, varie et voir le lever ou le coucher du soleil sur le Registan c’est qund meme quelquechose.

 MAIS (toujours un mais)

LA VIE m’a manqué au cours de toutes mes visites. 99% des madrasas et des mosques ne sont pas en activite, on n’entend jamais la voix du muezzin a travers un haut-parleur et les madrasas et mosquees sont remplies de boutiques de souvenirs. A l’interieur les vendeurs essaient en permanence de vous vendre tapis, foulards, miniatures. Du coup, une grande part de la magie que j’attendais n’existe pas. (Pour ca tous les gens croises dissent d’aller en Iran.). J’avais l’impression que les gens vivaient a cote de leurs merveilles. En fait, jusque dans les annees 60 la place du Registan vivait au rythme du bazaar, des vendeurs de melon… Mais la restauration, le tourisme, les classements de l’Unesco ont chasse tout les locaux et ont fait place aux touristes et aux boutiques a touristes. Comme partout dans le monde surement… Ca pose pas mal de questions sur les classements, les mesures de protection…En tout cas j’aurais prefere quelquechose de moins proper mais de plus vivant.

 

Je suis quand meme rentree dans 3 mosquees encore en activite. Dans 2 d’entre elles j’etais super bien accueillis par les imams qui m’ont fait visiter, laisse monter en haut du minaret, qui m’ont offert des pommes, du the, de l’eau du puits. Ca c’etait super.

 (Allez voir les photos car c’est beau. Niveau photo je suis vraiment limitee par mon 75 mm focale fixe (ne parlons pas de sujet qui fache) donc on voit surtout des bouts de monuments!)

 

  • Les musees

J’en ai visite 4.

1 a Andijan sur la vie de Babur, createur de l’empire moghol. Le muse ininteressant, cree de toute piece pour celebrer un heros local qui n’a jamais vecu a Andijan!

2 a Noukous, la c’etait super.

Le muse d’histoire naturelle.

Trop drole de voir ce muse a la russe, tout sombre, poussiereux, ou on l’impression que ce sont des enfants qui ont fait les etiquettes des panneaux d'explications. Mais j’ai pu voir plein d’echantillons de pierres du coin, des vitrines d’animaux empailles, les differents milieux (anciennement) presents dans la region du Karakapalkstan. J’ai pu reviser les chiffres terrifiants du desastre de la mer d’Aral et me rendre compte que cette region etait, avant, recouverte d’immenses zones humides hyper riches. Par contre avec une petite reflexion post visite, le muse symbolize aussi la disinformation et la censure ouzbekes, car on n’y trouve aucune explication sur les causes de cette catastrophe ecologique, sociale sans parler de sanitaire, agricole… Et quelques pices plus loin dans le musee on peut trouver des posters vantant leur superbe et efficace production de coton! Parce qu’apres une serie de pieces consacrees a l’archeologie, a l’histoire ancienne de la region (hyper riche) on traverse beaucoup de pieces de propagande. Les meilleurs ecrivains de la ville, les superbes ecoles, les superbes hopitaux, les superbes usines, les superbes champs de coton, les superbes cultures de muriers, etc. Et le superbe Karimov, le president. C’est hyper instructif.

 Le musee Savitsky

Un musee qui a fait couler pas mal couler d’encre dans les journeaux du monde. Ce muse a ete cree par Savistky, un russe qui est venu dans cette region en tant que dessinateur et peintre officiel des grandes campagnes archeologiques menees par les Russes dans les annees 50 (la date est a verifier!) Ensuite Savitsky est reste a Noukous et a consacre sa vie entiere a acheter des tableaux a tous les peintres russes censures par le regime. Il a amasse des milliers d’oeuvres  de “l’art decadent” russe. Noukous etant situe a des annees lumieres de Moscou, le gouvernement lui a foutu la paix, Cependant certains peintres ont passé des annees au goulag, en Siberie, etc.

Le muse a ete entierement refait et il est super. D’abord on peut voir des pieces archeologiques, les costumes traditionneles, les bijoux, les yourtes des karakalpakes. Ensuite une partie consacree aux peintres ouzbekes actuels et enfin la collection Savitsky. Je ne me souviens plus des noms, mais je les ai notes pour faire ds petites recherches a mon retour. En tout cas “l’art decadent” n’avait rien de decadent, souvent il etait considere comme tel quand il s’inspirait de l’art europeen. C’est drole de voir la forte resemblance avec Gauguin, Cezanne, copies par ces artistes brimes. J’ai impressionne mon guide anglais qui me posait des questions, genre ca vous dit quelquechose? Merci Maman…D’autres toiles ne ressemblent en rien a ce que l’on peut voir dans nos musees et c’est hyper interessant.

Une petite anecdote, le guide me parle d’une ville en France ou a eu lieu une expo de certaines oeuvres du muse en 1998 ou 99, une ville pres de la mer, en Normandie dont le nom est Caen! Le monde est petit! J'ai pu lui traduire le poster de l’ouverture de l’expo et j’ai pu reconnaitre les logos de nos chers conseils generaux et regionaux.

 

  • Les paysages et la nature

 

En fait je n’ai pas vu grand chose meme s’il y a des choses a voir mais pe qund il fait moins chaud. Beaucoup de deserts cependant et des rivieres qui pleurent. On se rend vite compte que l’eau est un probleme immense surtout dans le sud (das le Kharezm, vers Khiva). C’est le seul endroit ou je n’ai pas bu l’eau du robinet car elle coule salee! Par contre dans les villes comme Tachkent, l’eau coule a flot, les immenses pelouses sont arrosees en permanence, d’ou vient l’eau? Ou sont les reserves de cette ressouce “inepuisable”. La plupart des gens n’ont pas conscience des problemes qu’il pourrait y avoir sauf ceux qui vivent les coupures d’eau chaque nuit! Mais aucune reflexion derriere en tout cas on dirait.

Les ordures sont aussi un probleme, comme dans beaucoup d’endroits. On jette dehors, dans les rivieres et comme dans beaucoup d’endroits les sacs plastiques sont un veritable fleau. Et je n’ose imaginer quand exploseront les produits avec des couches d’emballages (vous savez comme nos boites de cornflex!). 

 

J’oubliais quand meme les vallees fertiles. La plus impressionnante est celle de Fergana qui s’etend sur des kilometres jusqu’au Kirghizistan. On traverse alors des kilometres de cultures, d’arbres fruitiers…. Sur le bord des routes on croise des montagnes de melons et de pasteques, et on retrouve la vie! Ca ne fait pas de mal après des kilometres de desert. Plein d’enfants au bord des routes, des anes, des femmes vendant des produits, les hommes dans les camions et les voitures…

Et puis on traverse des kilometres de cultures de coton… J’aimerais vraiment voir la vie de ces villages en octobre novembre au moment de la recolte. Ca doit etre impressionnant.

Parfois ce qui est fou c'est de voir a gauche d’une route un paysage verdoyant qui evoque la richesse et a droite un paysage tout sec et desole. La gestion de l’eau encore une fois?

 

  • Les rencontres, les gens

 

Globalement il y a plein de gens partout, tout le temps. Les gens vivent dehors, dans les rues, sur les routes.

Les tchakainas ou des resto locaux ou on peut mager un plov et boire un the sont remplies toutes la journee. Il faut dire qu'on peut aussi boire autre chose que du the : l’Ouzbekistan est un payx musulman ou on peut picoler et ca se voit a la sotie des tchaikhanas. 

Les gens sont adorables surtout loin des centres touristiques, j’ai beaucoup aime pour cela Noukous, la vallee de Fergana et Shaqrisabz. La les gens vous abordent pour vous aider, pour discuter, pour vous inviter a partager un melon, boire un the, etc.

Mes meilleures rencontres etaient a Andijan.

Une fille ouzbeke, Kamola chercheuse en litterature qui parlait super bien anglais. J’ai appris plein de choses sur la vie des ouzbekes et surtout celle des femmes. Elle servait de traductrice a 3 de ces copines. Les questions sur la vie des filles en France fusaient! Et la  on se rend compte au’on est vraiment bien lotties “par chez nous”. Merci les mecs, meme si vous n’etes pas toujours fan du balai et de l’aspirateur !

Et une femme ouzebke Alieva, tatare de Crimee d’origine, parlant un francais impeccable. Avec elle j’ai appris plein de chose sur l’histoire de la region, la vie des gens ici, l’autorite du president. Une femme “hors norme” par rapport aux femmes ouzbekes…

 

Ailleurs les gens sont habitués a voir du touriste, a gagner de l’argent du touriste du coup il faut discuter tous les prix, les echanges sont moins naturels, certains gamins commencent a demander des dollars et des “pen” et puis j’avoue qu’a la fin j’etais saoulee de ne pouvoir faire 20 metres dans la rue sans qu’on me demande d’ou je venais, ou j'allais, si l'Ouzbekistan c'etait super… La plupart du temps, gentils mais epuisants.

 

  • Mon feeling global

Je ne sais pas pourquoi, je m’attendais a un pays “riche” a l’image de ses madrasas restaurees qu'on voit sur les magazines. En fait pas du tout, c’etait un pays ou le salaire d’un prof d’universite est a peu pres 40-50 US dollars par mois, ou les coupures de gaz peuvent durer 15 jours, comme a Khiva , ou il y a encore des coupures quotidiennes d’electricite ou d’eau. L’inflation est enorme et la montee du prix du petrole aggrave les difficultes. La vie n’est pas chere pour nous mais les prix ont fortement augmente en 1 ou 2 ans. Les gens d’origine russe repartent dans leur pays, meme cerains ouzbekes tentent de partir et ce n’est pas rare d’avoir un pere de famille qui travaille a Morcou et qui rentre tres tres rarement chez lui.

Les gens se rendent compte de ces difficultes mais je n’ai jamais entendu une critique du gouvernement. Les gens semblent comme endormis, on les a endormis. Comme un etudiant qui m’a explique que c’etait embetant mais normal d’avoir des coupures de gaz puisque l’Ouzbekistan n’avaient pas de grandes reserves en gaz. Nous la reserve de Lacq fournit du gaz a toute la France, c'est bien connu!

De toute facon il n’y a pas d’information. Pendant mon sejour une explosion d’une ancienne tete nucleaire (je crois) a fait 2000 ou 3000 mots a Kagan pres de Boukhara. No information!

 

Les gens regrettent l’epoque sovietique. Leur propos : au moins ils avaient un bon systeme de santé, un tres bon systeme scolaire accessible a tous, ce qui n’est plus le cas. Il n’y avait pas de coupures de quoi que ce soit. Il y avait des usines qui fontionnaient. Pour nous cela nous parait un peu fou, regretter un systeme sans liberte ou les gens etaient envoyes en Asie centrale par punition. Et puis on sait que leurs usines ne marchent plus car les gouvernements de l’URSS avaient bien fait attention de rendre dependants les uns des autres les pays d’Asie centrale, ce qui a ete catastrophiaque a l’independence. Mais si j'etais mere de famille ici...

Un truc fou aussi : c’est a l’epoque de l’URSS que beaucoup de monuments, de merveilles ont ete redecouvertes grace a des campagnes archeologiques enormes. Et en meme temps on avait interdit a la population de prier, les mosquees etaient devenues des musees du peuple, des lieux de rencontres de travailleurs...

Malgre tout,  le sentiment ouzbeke qui se degage est tres fort et ca m'a beaucoup impressionne. Pourtant la plupart des gens dans le sud (Boukhara, Samarcande..) sont tadjiks, parlent tadjiks en famille, plein de gens son trusses, coreens, tatares, Kazakhs… Les nations d’Asie centrale ont ete crees de toutes pieces en 1924 et pourtant les gens se dissent ouzbekes. 

 

  • Le tourisme

Ben j’en suis une,mais de voir les effets du tourisme, le comportements des touristes, certains infrastructures de luxe alors que les gens n’ont pas de toilettes chez eux ca fait reflechir. Comme partout!

Visiblement ca a quand meme fortement accelere la transformation de certains endroits. 3 francaises venues il y a 11 ans ne reconnaissaient pas le pays. Les habitations pres d’une mosque de Samarcande ont ete rasees pour faire place a des pelouses et du beton tout propres… Il faut peut etre vite y aller.

 

  • Les petropglyphes

Un bol d’air et une remontee dans le temps que j’ai partages avec Yves et Yasmina, un couple de francais habitant Stalingrad (heu pas l’ancienne ville mais la station de metro). Apres avoir discute de cela a Tashkent on s’est retrouve a Boukhara pour jouer nos explorateurs en herbe dans les gorges de Sarmych, couvertes de 3000 petroglyophes. On est parti sans guide et on s’est debrouille comme des chefs pour atteindre les gorges. C’etait super excitant et je me demandais si on reussirait a en voir. C’est toujours difficile quand on ne sait pas ce que l’on cherche. L’oeil averti d’Yves a permis de trouver le premier et ensuite on ne s’est plus arêtes pendant 4 heures! Ils sont magnifiques : des hommes, des troupeaux entiers graves sur ces grandes dalles schisteuses, des scenes de chasse, de danse  et des styles differents, parfois geometriques, parfois tres fins. C’etait hyper emouvant. Et Yves, passionne par ces tres vieilles pierres, pouvait commenter la visite et nos decouvertes,

Ca m’a donne envie de retourner visiter toutes nos grottes.

 Un truc assez etonnant a complete la visite! Au milieu de ce nulle part, il y avait un camp de pionniers. En fait c’est un camp de vacances pour enfants de tous les ages. On a du le traverser pour atteindre les gorges. Au retour on a pu voir les activites proposes au enfants :  on oublie la chasse au tresor ou la pate a modeler et on marcge au pas et on chante des chansons surement patriotiques. Enrichissant comme vacances!

 FIN Enfin!

Je n’en peux plus, j’espere que vous avez aime ce petit voyage en OUZ et a + au KIR.

PS :

Merci Alieva pour ton accueil et la plongee dans ton pays.

A bientot Sam et Hugh, bonnes  nouvelles decouvertes loin de l’Asie centrale.

A bientot Yves et Yasmina et merci pour la mission qui vous attend.

Merci Patricia et Jacques pour le paquet et le Canard enchaine, ca faisait du bien de voir des Normands.

 

 

 



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Publié à 09:50, le 19/08/2008, Tachkent
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Le choc des cultures (premier episode) : JF francaise dans une famille de Marguilan (OUZ)

 

  • Petite mise a jour

Il y a presque 2 semaines, j’ai franchi une nouvelle frontiere entre le Kirghizistan et l’Ouzbekistan au poste de Dortusk.

C’etait assez marrant de traverser a pied ce no man’s land, precede par des familles ouzbekes, suivie par une famille (tres grande) d’Azerbaidjanais. Tout s’est bien passé, aucun probleme en 45 minutes c’etait plie.

 

Je venais de passer quelques jours au sud du Kir a Jalal-Abad et Ortak, avec Sam et Hugh des anglais retrouves ici en Ouz.




Pour ceux qui font de frequents commentaries, a Jalal-Abad je faisais deja un peu moins “locale” car meme si la ville est au Kirghizistan l’ambiance avait beaucoup change par rapport au nord. Les gens avaient davantage des traits turcs (en tout cas moins “yeux brides”), les femmes portaient plus le foulard, les bazaars etaient hauts en couleurs et debordaient de melons et pasteques…. J’avais deja un pied dans l’ambiance ouzbeke et notamment dans la vallee du Fergana.

J’ai beaucoup aime le coin et il ne faut pas croire ce que disent les guides de voyage : il y a beaucoup moins de policiers qu’a Tachkent, c’est plus religieux mais en tant qu’occidentale vous n’avez pas besoin de vous couvrir de la tete aux pieds…

 

  • Andijan ou comment etre l’attraction du bazar

Andijan voit tres peu de touristes (je comprends maintenant en voyant le reste de l'Ouzbekistan ce que cela veut dire!) alors quand un ou une debarque, ca cree de l’animation!

J’ai commence mon tour du bazaar en cherchant a changer de l’argent puisqu’ici on change a meilleur taux au marche noir. J’ai tres vite trouve. Hop hop en 30 secondes un mec arrivait avec une calculette.

Marche conclu pour 100 dollars. Je pensais qu’il allait me demander de le suivre pour me filer les billets discretement et bien non il est revenu au milieu du bazaar avec une liasse de billets. Je vous laisse imaginer : 1 dollars vaut 1300-1380 soms ouzbekes, donc 100 dollars ca fait 130 000 soms qu’on vous donne en billets de 1000 et parfois 500.

Le temps de recompter tous les billets, j’avais 30 personnes autour de moi….

A partir de ce moment le mot etait donne : une francaise etait dans le bazaar et tous les stands devant lesquels je passais, j’entendais “franssousse, franssousse”…Tout le monde voulait se faire prendre en photos, c’etait marrant mais moi qui voulais etre discrete, c’etait rate.

 

  • Marguilan ou comment s’inventer une seconde vie

A Marguilan, j’ai trouve une famille chez qui dormir. Il y avait une vache dans la cour, des poules et des oies, la maitresse de maison cuisiniere a la fabrique de soie de la ville, la niece qui faisait la cuisine et le ménage de la maison, son mari chauffeur de taxi, leur fils de 2 ans, le mari de la maitresse de maison qui ne travaille plus mais qui prie beaucoup, son frere qui se construit une piece dans la cour de la maison.

Jai vu plein de choses interessantes et c’etait la premiere fois du voyage que le choc des cultures m’arrivait dans la face aussi fortement.

Bien sur tout ce que j’avais vu avant fait reflechir mais advantage sur notre facon de vivre, notre societe de consommation qui est entrain de les engloutir…Mais la c’etait autre chose et ca meriterait un bon article.


Neanmoins, les meilleurs echanges ont eu lieu avec le frere du mari de la maitresse de maison.

 

Tres vite il m’a demande si j’avais un mari, des enfants. Jusqu’ici a cette question, je repondais non. Meme si ce n’etait pas la vie des kirghizes rencontres, ca ne les travaillait pas plus que ca.

La, question de feeling je me suis dit qu’il fallait que je sorte mon joker du voyage : mon mari!

Il s’appelle Philou, il vit a Paris, adore le rugby et le Morvan, travaille dans les boues…

Je vous vois venir : quand je rentre je ne me facherai pas avec Dorothee, elle m’a prete un Philou virtuel pour 6 mois, la veille de mon depart J J’ai de la chance.

Voila alors je lui ai parle de mon mari et lui ai montre une photo. Bon il a fait tout de meme une tete bizarre devant la photo. Ben oui, je n’avais pas de photo de marriage, j’avais juste une photo de Philou et moi en bonnets, chaussures de ski devant un refuge du Mercantour…Et puis on etait pas tous seuls sur la photo puisqu’il y avait Hubert. Jai tres vite dit “ami, ami” en montrant Hubert, car mon effet allait vite tombe a l’eau. Le frere etait rassure et la photo a fait le tour de la maison.

La question mais comment fait votre mari tout seul. J’ai fait des signes : Philou sait passer le balai, faire cuire des pates et meme eplucher des legumes et il sait mettre une machine a laver le linge en route! Il est trop fort Philou.

Pour les enfants, j’ai dit bientot!

 

Alors second episode : mon pere.

Mon russe etait trop limite pour comprendre la subtilite des questions mais j’en ai bien compris le sens! Ou est votre pere? Comment vous laisse-t-il? Mais pour vous laisser faire “nimporte quoi” il est mort?

La je n’avais pas de joker : avant de partir personne ne m’a prete un pere qui m’interdirait de voyager, qui m’obligerait a me marier a 18 ans, qui m’interdirait de travailler et de porter des jupes au dessus des chevilles. Alors je n’ai rien repondu, et j’ai fait semblant de ne rien comprendre! J’ai juste bien dit que j’avais un pere et une mere, bien vivants, en France

 

  • Petite conclusion

La grande majorite des filles ici, surtout dans la vallee dAndijan, ont des enfants a l’age de 18-20 ans. Leur mere choisit leur mari, ensuite elles partent vivre avec la belle-famille et a croire celles que j’ai rencontrees, ca peut etre l’enfer. Meme si elles ont fait des etudes, elles arretent de travailler net après avoir eu leur premier enfant.

Bien sur il y a des exceptions. Mais voila, pour nous c’est un autre monde et pour eux, nous vivons dans un autre monde et je suis persuadee que parfois le fosse est bien trop grand pour tenter d’expliquer quoi que ce soit. Donc je sortirai encore mon joker s’il le faut.


Bisous specialement a mon mari virtuel et encore de plus gros bisous a sa femme et la mini crevette…

 

 Encore des photos sur http://picasaweb.google.com/marie.lianhua

 

 



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Publié à 07:00, le 1/08/2008, Andijan
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Ortak : vivre au rythme de la ferme pendant 2 jours


  • Ortak, le village merite

C’est un petit village a 2 heures de jeep de Jalal-Abad. Le décor change completement des jailoos de Song-Kol. Flore differente, des forets de noyers, plein d’arbres, de pommiers notamment et de plantes aromatiques.

Apres une journee galere passee a Jalal-Abad, passee avec Sam et Hugh, 2 anglais avec qui j’ai fait le trajet Bishkek et avec qui j’ai passé une petite semaine, on a reussi a gagner Ortak grace a notre determination. Le jour d’avant, un chauffeur a accepte de nous y emmener mais en fait il ne connaissait pas la route : du coup on etait dans une voiture qui ressemblait a une voiture electrique, on errait dans les collines et on a croise 2 personnes qui faisait des grands signes genre “ mais vous n’allez jamais arriver, la voiture va casser…” La nuit est tombee, la route devenait de plus en plus difficile et la on a dit demi tour, on est revenue au point de depart après 4 heures de pistes…

 

  • Dans la ferme d’Atabek

Je vous passé les details mais on est arrive enfin a Ortak.

On logeait chez l’habitant. Mais on voulait aller voir les montagnes, les paturages, donc on est parti avec un sac leger, la tente et un petit papier avec on ne savait quoi ecrit dessus. Sur le chemin on a rencontre un homme allonge a cote de son cheval, des gamins passaient sur le chemin avec leur troupeau de vaches et des anes, il nous a remis entre leurs mains.

On les a suivi et on est arrive a la ferme d’Atabek, qui on le comprendra plus tard etait le frere de l’homme au cheval.

La on a dit “planter la tente” mais avant nous etions invites a boire le the, le kymys, manger le pain, le beurre, la crème, la confiture et le miel maison.

Et puis ils nous ont invites a dormir dehors sur leur petite terrasse.

C’etait ok alors on s’est mis au pas et on a appris plein de choses.

On a fait du beurre, de la crème, je suis allee traire les vaches. Bon ok j’ai repeint mon unique pantalon mais a la fin je n’etais pas si mauvaise. Je vous vois vous marer a l’autre bout de la planete mais vous avez deja essaye?

Et puis, on allait chercher l’eau a la source, on prenait des photos (ben ouaih on est des touristes qund meme).

C’etait un superbe moment, avec toute la grande famille. Atabek et sa femme etaient beaux et simples  et ca vaudrait la peine de rester la bas quelques jours…

 

Le lendemain on s’est reveille a 6h et une autre tournee de beurre et crème etait deja lancee. En fait il en font 2 fois par jour et ils vendent leurs produits au bazaar de Jalal-Abad ou a Ortak. Et c’etait reparti…








  • La redescente

Et puis nous avons repris le chemin pour prendre un peu d’alitude, nous avons retrouve des yourtes et des jailoos au milieu de paysages tout a fait differents que ce que j’avais vu a Song-Kol. Nous nous sommes poses devant les montagnes avant de redescendre a Ortak.

 

Nous sommes repartis avec des gros pots de miel maison, un delice…et leur adresse pour leur envoyer des photos.

Toutes les photos sont toujours a la meme adresse : http://picasaweb.google.com/marie.lianhua



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Publié à 06:54, le 1/08/2008, Jalal-Abad
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A la rencontre de la Kirghizie : voyage a Song-Kol et voyage a Ortak

 2 semaines au Kirghizistan, 2 semaines ponctuees de rencontres, de repas partages a la guest-house de Bishkek, d’aller-retour aux ambassades, de kilometres effectues sur les routes et surtout de 2 voyages a part entiere a la rencontre des nomades kirghizes dans le centre du pays et des paysans sedentaires au sud-ouest.

 

Ces 2 voyages commencent par la meme chose : de la negociation pour trouver une marchrutka ou un taxi, l’attente que ceux-ci soient plein et l’arrivee au milieu de nulle part….

 

SONG-KOL

Un autre monde

Song-Kol est un lac situe a 3000 m. d’altitude au centre du Kirghizistan, entoure de cols et de momtagnes entre 3200 et 4000 metres. Je pars la-bas pour faire 3-4 jours de randonnee avec Alex, an Australian guy et Laurent, un Suisse. On part avec les gros duvets, les tentes, les rechauds, les nouilles chinoise, le pain et les affaires chaudes. Enfin, perso, comme une bleue, je me suis laissee pieger par les 35 degres de Bishkek et je n’ai pas pris on bon pantaloon de rando! Ouhhh!

On se fait deposer avant un col sur la route, il n’ya rien, ni personne a part de la pluie et des montagnes arides. C’est parti.

On marche jusqu’au coucher du soleil et on plante la tente, la on commence a decouvrir les paturages bien verts, les troupeaux, les hommes sur les chevaux, les cabanes fumantes.

Le lendemain on marche, on marche, on marche a travers les montagnes, dans un vrai décor de cinema. Il y a plein de fleurs partout, la flore est tres proche de la flore des Alpes et on peut marcher dans des champs d’edelweiss. On a passé 2 cols, du dernier a 3500 metres on decouvre Song-Kol.

Un lac entoure de vallees toutes vertes couvertes de petits points noirs, marrons ou beiges : les vaches, moutons et chevaux et aussi de gros points blancs : les yourtes.

Apres 10 heures de marche sous la pluie qui s’est transforme en soleil, on plante la tente au bord du lac en face de 2 yourtes.

Les nomades viennent voir qui on est.

Il fait hyper froid et ca gele la nuit. Le ciel est incroyable, on comprend ce que veut dire voie lactee et voute celeste.

J’ai l’impression d’avoir change de monde, c’est dans le top five des plus belles sensations ressenties et les plus beaux paysages vus dans ma vie.

Le lendemain j’ouvre la fenetre de la tente et je vois ca :

 

C’est quartier libre pour aujourd’hui, lecture, repos, mini ballade. Je vais marcher un peu autour du lac. La je decouvre l’interieur des yourtes et l’hospitalite kirghize.

 

Le the, le pain, le beurre, la crème… et le kymys

Il faut savoir qu’on est d'abord accueilli avec un bol de kymys, j’y reviendrai.

Et puis arrivent sur la table du pain, du the et leurs produits laitiers : beurre et crème. On y trempe le pain. Je n’ai jamais mange de crème aussi bonne (je ne vais pas me faire de copains en Normandie!) et on retrouve le vrai gout de ces produits, qu’on a vraiment perdu chez nous.

 

Au final j’ai passé 3-4 heures dans une yourte avec la mere et 3 enfants plus les cavaliers ou propritaires de troupeaux montes de la ville qui s’arretent prendre un the.

C’est drole car je parle quelques mots de russe, quelques mots de kirghize, eux quelques mots de russe et pourtant on arrive a se comprendre.

 

Leur hospitalite ne s’arrete pas la, le lendemain matin pour rejoinder un autre col on est invite dans 3 yourtes pour prendre kymys, the, pain, etc.

Le soir au bord du lac nos voisins d’en face nous apporte 3 poissons fraichement peches et vides. Un delice dans le riz qu’on avait cuisine. Et après le repas on va boire le the et le kymys chez eux.

Pour les remercier je prends leur adresse pour leur envoyer quelques photos, ils adorent et c’est l’avantage du numerique on peut leur montrer le resultat de suite. 1 gamin passera pas mal de temps a prendre des photos avec nos appareils photos et j’ai d’ailleurs du poser dans les paturages!

 

La vie nomade

En fait ils ne sont plus nomades toute l’annee : l’hiver ils habitant un village de la vallee, de mars a juin et de septembre a novembre ils habitent des paturages intermediaries et de juin a aout ils habitent Song-Kol. Petite precision pour vous imaginer l’endroit : le lac est entierement gele de novembre a mai! C’est surement ca qui le preserve…

Les familles vivent dans 1 ou 2 yourtes plus ou moins proches des autres. A priori, chaque famille a entre 7 et 10 enfants mais seuls les plus jeunes sont presents. Les plus ages sont a Bishkek, dans les villages des vallees, avec leurs propres familles. Certains enfants viennent juste l’ete alors qu’ils font leurs etudes a Bishkek.

Les aines s’occupent des plus jeunes, les hommes font des aller retours a kochkor et veillent sur les troupeaux. Les femmes s’occupent des repas et des yourte. Et on peut voir tous les gamins sur les chevaux ou sur des anes pour les plus petits. Ils commencent a monter a 2 ans!

 

Le kymys…

Alors c’est quoi ce truc? Du lait de jument fermente. C’est leur premier present quand les nomades vous invitent. Laurent et Alex aimaient ca mais moi je n’arrive pas a l’avaler. Pourtant j’ai bien essaye et l’heure suivante je me demandais a quel moment j’allais me mettre a courir hors de la yourte pour tout vomir.

Apres j’ai use de multiples stratagemes car c’est Presque impossible de refuser : faire boire a la petite de la famille le kymys (je ne l’ai pas force elle a reclame!), refiler mon kumys a Laurent des que nos hotes avaient le dos tourne… Je sais c’est pas beau mais vous me pardonnez?

 

Et J’ai du remettre ca a chaque invitation. La vie est dure!

 

The end

Voila Song-Kol, j’ai du mal a trouve les mots pour en parler mais bientot les photos.

C’est un des centres d’attraction du pays mais en 3 jours on a croise 2 touristes en solitaire, a pied ou a velo ainsi qu’un photographe. C’est le tourisme de masse a la Kirghize!

C’est une des plus belle chose que j’ai vue dans ma petite vie. J’ai beaucoup pense a tous ceux qui aiment s’endormir dans une tente et une speciale pensee a Coco et Vincent (c’est le paradis pour vous), et a Clairette qui aurait eu des envies compulsives de peche  en voyant cette etendue d’eau transparante! Une pensee aussi a Pomme en voyant tous ces chevaux qui sont super gentils (tu avais raison) et desolee Olive mais je n’ai vu personne jouer au water-plouf dans le lac.

 

Toutes les photos de Song-Kol sont sur: http://picasaweb.google.com/marie.lianhua

Et bientot la suite, Ortak…



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Publié à 09:30, le 22/07/2008,
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SUR LES ROUTES KIRGHIZES

Les transports kirghizes

Bon au KIR il n’y a pas de train, aucun et il n’y a pas la mer donc il reste la route ou la route.

Globalement il y a 3 possibilites ; les bus, les marchrutkas et les taxis.

La plupart des voitures sont allemandes, on retrouve tout l’ancien parc automobile de Wolswagen, BMW,  Mercedes et Audi (80 ou 100 pour les connoisseurs). Par contre je n’ai pas vu de Porsche ;)  Il y a aussi pas mal de voitures avec le volant a droite, celles la viennent du Japon.

Et puis il y a des toutes vieilles et on ne voit plus la marque, surement depuis longtemps.

 

Les bus reguliers

En fait ils sont assez irreguliers, super lents et depuis la chute de l’URSS le reseau s’est delite donc j’evite. A part a Bishkek ou je prends les trolley bus. On monte a l’arriere on gagne l’avant quand on veut descendre, on donne 5 soms au conducteur en partant et voila.

 

Les marchrutkas

C’est quoi ce truc? Le moyen de transport national : des minibus collecifs, des anciennes camionnettes Mercedes ( excusez mon “inculture” je ne peux  vous donner le modele, pourtant si repandu ici). En fonction de son trajet, chaque marchrutka porte un numero. Il vaut mieux se renseigner avant pour savoir lequel prendre.

En ville tu fais signe au conducteur qui s’arrete, tu lui donnes 8 soms et une fois monte tu t’accroches! Tu dis (ou du noins tu essaies) la phrase magique pour t’arreter et tu descends. Il faut savoir que dans la plupart des marchrutka, le cote droit du pare-brise (vu de l’interieur) est bien amoche! Je me suis demandee si dans chacune quelqu’un avait atterri dans le pare-brise. Je n’ai pas ose demande mais en tout cas j’evite cette place la!

Pour les longs trajets c’est le meme preincipe sauf que personne ne voyage debout. Par contre par terre ou sur un mini tabouret rajoute en plus des banquettes, ca se fait bien. Les marchrutkas partent une fois pleines et tu negocies le prix avec le conducteur.

Ce n’est pas super rapide mais je prefere ca au taxi, vous allez comprendre pourquoi.

 

Les taxis

Alors il y a les taxis avec marques taxi dessus et puis toutes les autres voitures car chaque voiture qui roule dans ce pays est un taxi potentiel. Ou plutot un minibus potential car on monte a 8, 9 ou 10 dedans.

J’ai fait un seul trajet en taxi car j’avais reussi a negocier le prix local donc le meme qu’en marchrutka, je n’ai pas ete decue, par...

 

Les chauffeurs (ou –ards)

Ils roulent comme des tares. Les lignes blanches n’existent pas pour eux, le frein est utilise beaucoup plus rarement que chez nous.

 

Par exemple : J’etais dans un mini voiture dans la montagne, la route etait bien droite et traversait un village. Devant quelques vaches sur la route. Devinette : que fait le conducteur? Alors? Facile, surtout il ne freine pas et il slaolome entre les vaches a 80 km/h. Il faut etre fort en anticipation pour savoir de quel cote va aller la vache! Mon chauffeur a ete baleze.

Le probleme c’est qu’ils ne freinent pas beaucoup plus quand ce sont des gamins au milieu de la route!

Une autre petite anecdote: un gamin etait entrain de vomir a l’arriere depuis une bonne demie heure, le chauffeur continue de rouler a 110 km/h dans les montagnes. Je lui fais signe au’il est malade et qu’il faudrait ralentir, il me fait un signe de reponse voulant dire “ Normal il est malade parce que la route est mauvaise!”

 

Au debut je me suis dit que les parisiens etaient plus civilises au volant (c’est dire) mais en fait non c’est un  autre style. Alors la voiture rend-elle les homes un peu cons partout dans le monde?

 

Enfin la troisieme composante, les routes

Les routes sont pleines de trous, elles tournent beaucoup, elles passent des cols a 3500 m., elle se faufilent entre les canyons, elles traversent des decors en carton pate…

Et elles nous font voir la vie du pays, les enfants toujours dehors au bord des routes, les anes, les vaches qui les traversent, toutes ces femmes qui vendent des montagnes de pasteque, les habitants des yourtes qui vendent des bouteilles de kemis…

En gros depuis les fenetres des taxis ou des bus on voit des choses incroyables.

Meme après 10 heures de voyage assez eprouvant, on est heureux.

Il y a 3 jours, j’ai fait la route Bishkek Jalal-Abad et c’etait vraiment fou : montagnes, canyons, vallee fertile, yourtes, eau turquoise, barrages sovietiques et Boney M qui passe en boucle sur l’autoradio!

J’ai fait resister mais j'ai failli faire marcher la laboratoire qui fabrique le Doliprane…

PS ; YANN, prend ta doudoune et ton bonnet. En bas il fait 40 degres et la haut dans les montagnes il gele la nuit...

T'est pas au Lac, ici il n'y a pas l'ocean qui regule...

Une semi-locale ;)



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Publié à 03:57, le 21/07/2008, Jalal-Abad
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Bishkek : premieres